GHB en Suisse romande : pourquoi la prise en charge doit être rapide
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Pourquoi l’expression « drogue du violeur » est-elle réductrice ?
Cette expression très médiatisée peut donner l’impression qu’une seule substance explique toutes les agressions. Or les situations sont diverses et une personne peut être rendue vulnérable par plusieurs produits, seuls ou associés.
La soumission chimique désigne l’administration d’une substance à l’insu ou sous la contrainte. La vulnérabilité chimique correspond à l’exploitation d’un état provoqué par une consommation volontaire. Dans les deux cas, la responsabilité de l’agression incombe exclusivement à son auteur.
Quels symptômes doivent alerter ?
- somnolence soudaine ou disproportionnée ;
- confusion, désorientation ou difficulté à parler ;
- perte de coordination ou chutes inhabituelles ;
- trous de mémoire ou amnésie ;
- vomissements, perte de connaissance ou respiration anormale.
Ces signes ne permettent pas d’identifier à eux seuls le produit en cause. Ils justifient néanmoins une mise en sécurité et une évaluation médicale rapide.
Pourquoi faut-il agir rapidement ?
Certaines substances peuvent être éliminées rapidement ou devenir plus difficiles à identifier avec le temps. Il est donc important de signaler explicitement la suspicion de soumission chimique aux professionnels de santé.
Un test rapide négatif ne suffit pas à exclure les faits : le produit peut ne pas figurer dans le panel, être présent sous le seuil ou ne plus être détectable dans l’échantillon utilisé.
Que faire en cas de suspicion ?
- mettre la personne à l’abri et rester avec elle ;
- contacter rapidement les secours ou un professionnel de santé ;
- préciser qu’une soumission chimique est suspectée ;
- conserver si possible le verre, la bouteille ou l’emballage concerné ;
- noter les horaires, les symptômes et les éléments connus ;
- en cas d’agression ou de danger, contacter la police.
Prévenir sans culpabiliser
Les outils de protection ou de détection peuvent compléter la prévention, mais ils ne doivent jamais faire porter la responsabilité sur les victimes. Les établissements et événements doivent également former leurs équipes, organiser un point d’accueil et prévoir une procédure d’alerte.